Législatives de 2024 : La Nouvelle République a-t-elle altéré la sincérité du scrutin ?


Fake news, amalgames, inversion accusatoire, censure des communiqués, refus de droit de réponse et inégalité de traitement : la liste des infractions au code de déontologie journalistique commises lors des dernières élections législatives par La Nouvelle République est longue et accablante ! Pour faire battre les candidats du Rassemblement National dans l’Indre, ce quotidien historiquement orienté à gauche n’a pas fait dans la demi-mesure et a franchi toutes les lignes rouges. Sa position dominante en tant qu’unique quotidien départemental interroge : quel a été l’impact de tels agissements sur la sincérité du scrutin de juillet 2024 ?


Des fake news à répétition

Les fake news sont de fausses informations diffusées délibérément pour induire les lecteurs en erreur. Exemples :


Le 25 juin 2024, le journaliste Matthieu Renard publie un long article intitulé « Procurations : ça n’arrête pas », dans lequel il relate le niveau record des demandes de procuration pour ces élections législatives anticipées. Sans aucun élément factuel et vérifiable, il prétend que « pour les électeurs, il s’agit de faire barrage aux extrêmes ». Dans le corps de son article, il relaie uniquement des témoignages d’électeurs voulant contrer « l’extrême droite ». Pas un mot sur une éventuelle mobilisation réciproque contre l’extrême gauche ou l’extrême centre. Par ce procédé délibéré, il a voulu faire croire à ses lecteurs qu’il y avait une mobilisation inédite des abstentionnistes contre le RN. Mais cela était faux. Le verdict des urnes démontrera une excellente mobilisation des abstentionnistes en faveur du RN, qui réalisera un score historiquement haut dans notre département.


Le 1er juillet, le journaliste Jean-Sébastien Le Berre rapporte, dans un article lunaire, des propos racistes et provocateurs qu’il aurait entendus au siège castelroussin du Rassemblement National. Il attribue ces insanités à la « demi-douzaine de militants » présents ce soir-là, mais il est incapable de dire qui précisément les aurait prononcées. Mylène Wunsch ? Marc Siffert ? Un provocateur envoyé par l’extrême gauche ? Étrangement, M. Le Berre ne le précise pas. L’absence d’auteur déterminé pour des propos pouvant être pénalement qualifiés semble indiquer qu’ils n’ont très certainement jamais existé… Mais la diffusion de cette fausse information a permis à La Nouvelle République de faire croire à ses lecteurs que les militants du Rassemblement National étaient un ramassis de racistes infréquentables.


Amalgame et inversion accusatoire

Dans un article intitulé « La tension monte autour de l’extrême droite », paru le 26 juin, la journaliste Manuela Thonnel relate une agression à la hache dont ont été victimes quatre jeunes militants du Rassemblement National alors qu’ils collaient des affiches pour le candidat Marc Siffert. Mais, contre toute attente, elle utilise la technique de l’amalgame pour renverser les responsabilités. En employant abusivement le terme « d'extrême droite » pour qualifier à la fois le RN, l’agresseur gauchiste et des activistes radicaux nationalistes totalement étrangers à l’affaire, la journaliste de La Nouvelle République réussit la prouesse de faire croire à ses lecteurs que le RN est générateur de violences alors qu’il en est juste la victime. Difficile de faire mieux en matière d’inversion accusatoire.


Représailles et inégalité de traitement

Furieux que Mylène Wunsch refuse de participer à un plateau télévisé organisé par La Nouvelle République, le désormais retraité Bruno Mascle signe, le 3 juillet 2024, un article au vitriol intitulé « La RN Mylène Wunsch se défile à son tour ». La candidate en prend pour son grade. On ne badine pas avec La NR, et les candidats RN vont en faire les frais.


Le 4 juillet, soit le lendemain, dans un encadré intitulé « Absence du RN », le quotidien de gauche justifie l’inégalité de traitement opérée entre les candidats macronistes et les candidats lepénistes en représailles à leur refus de participer au débat télévisé. Ainsi, ce jour-là, MM. Jolivet et Forissier bénéficieront chacun d’une interview très complaisante d’une demi-page, alors que Mylène Wunsch et Marc Siffert en seront privés.


Censure des communiqués de presse et refus du droit de réponse

Durant cette courte campagne électorale, La Nouvelle République a ouvert ses colonnes aux communiqués des partis du centre, des partis de gauche, ainsi qu’aux divers groupuscules gauchistes comme le Mouvement pour la Paix ou la Ligue des Droits de l’Homme. En revanche, elle a censuré la quasi-totalité des communiqués de presse des candidats RN et refusé de publier les droits de réponse demandés par Mme Wunsch, ce qui est strictement interdit par la loi.


Une altération certaine du processus démocratique

La Nouvelle République est le seul quotidien papier de l’Indre. Il est partout : dans les bars, les restaurants, les administrations, les entreprises, etc. À ce titre, il exerce un quasi-monopole sur l’information dans notre département. Durant cette campagne électorale, La NR a tellement propagé de fausses informations auprès de ses lecteurs que cela a fatalement eu un impact sur la sincérité des votes. Des élections ont déjà été annulées pour moins que ça.


La Nouvelle République n’a pas tous les droits

Il est fort regrettable pour la démocratie que les candidats RN de l’Indre n’aient pas saisi le tribunal administratif pour demander l’annulation de ces élections. La Nouvelle République, avec sa position dominante, ne peut pas tout se permettre sous prétexte qu’elle croit avoir le devoir moral d’expliquer aux gens comment voter. Nous vivons dans un État de droit, avec des lois électorales qui prévoient l’annulation des élections lorsque la sincérité du scrutin n’est pas respectée. Rappelons ici que La Nouvelle République reçoit chaque année des centaines de milliers d’euros d’argent public, et que la moindre des choses que l’on pourrait attendre d’elle serait un minimum d’éthique journalistique, même si sa ligne éditoriale penche à gauche.

Commentaires

  1. Pour les confondre faites l experience de passer un ecrit orienté anti gauche dans le courrier des lecteurs et si non publié attaquez les pour journal non objectif...

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    1. En droit, il n'existe pas de "journal non objectif". On ne peut pas poursuivre un journal pour "non objectivité". Seules la diffamation et l'injure publiques sont condamnables.
      En revanche, il existe une distinction entre "journal d'information" et "journal d'opinion" en matière de presse. Un journal d'opinion n'a pas droit aux subventions. La NR est clairement un journal d'opinion. Elle ne devrait pas recevoir les 600.000 euros de subventions qui lui sont alloués chaque année.

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