À quoi sert la Ligue des Droits de l'Homme de l'Indre ?

 


Alors qu'en avril dernier le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a remis en cause publiquement l'opportunité de continuer à verser des subventions à la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) au niveau national, il est intéressant de se pencher sur les activités réelles de cette association dans notre département. À la lecture de ses rapports d'activités annuels, il apparaît clairement que les occupations principales de la section indrienne résident dans l'aide juridique aux migrants et à la propagande politique dans les écoles.


Une association très liée au Parti socialiste

Dans son dépliant de présentation, la Section de Châteauroux et de l'Indre de la Ligue des Droits de l'Homme prétend être « ni un syndicat, ni un parti politique ». Pourtant, sa proximité avec le Parti socialiste est troublante. Daniel Guiet, l'actuel président de la LDH 36 se trouve être également le premier secrétaire du PS 36. Delphine Chambonneau, la conseillère municipale PS de Châteauroux et ancienne première secrétaire du parti fait également partie du bureau départemental de la LDH. Sur la liste qu'elle a menée aux élections municipales de 2020, on retrouve un certain nombre de « ligueurs » actifs comme André Bonhomme, Walther Kindts ou Dominique Vilain. Le socialiste Mark Bottemine, candidat malheureux aux élections municipales de Châteauroux en 2014, fut également président départemental de la Ligue des Droits de l'Homme pendant quelques années. La liste des militants politiques ayant eu la double appartenance socialiste et LDH est fort longue.


Soutien administratif aux migrants légaux et illégaux

À la lecture de ses rapports, on constate que l'aide juridique aux migrants de toutes sortes concentre l'essentiel du travail de la Ligue dans le département. Elle assure une permanence un jeudi sur deux dans des locaux mis gracieusement à sa disposition par la Ville de Châteauroux : « Les personnes qui viennent aux permanences sont quasi-exclusivement des étrangers (…). Ils sont demandeurs d'asile, déboutés du droit d'asile, en attente de régularisation, en attente de regroupement familial, demandeurs de carte de résident ou de la nationalité française. » Les militants de la LDH montent les dossiers et assistent les étrangers, légaux et illégaux, dans toutes leurs démarches administratives et judiciaires pour qu'ils se maintiennent sur notre territoire. Par ce travail acharné depuis plus de 20 ans, la Ligue des Droits de l'Homme est un acteur majeur de l'immigration massive dans l'Indre.


Pour une immigration massive et sans limite

Le credo de cette association se résume au slogan : « Pour l’égalité des droits : régularisation de toutes et tous, maintenant ! » Elle considère que nous sommes tous « citoyens du monde » et que les étrangers présents sur notre sol doivent avoir exactement les mêmes droits que les citoyens français. Cette conception extrémiste de la citoyenneté étendue à la terre entière appelle à une immigration sans limite. Notons qu'elle ne correspond pas à notre Constitution républicaine et qu'elle contrevient directement avec le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes qui est consacré par la Charte des Nations-Unies depuis 1966.


De la propagande politique dans les écoles

La seconde activité notable de la LDH 36 consiste à aller dans les collèges et les lycées pour y diffuser son idéologie. Sous prétexte de sensibilisation à la « citoyenneté », des professeurs et des chefs d'établissements peu scrupuleux ou naïfs invitent régulièrement la Ligue à venir parler devant leurs élèves de sujets extrêmement politiques et clivants. En principe, cela est totalement interdit dans l'Éducation nationale depuis la circulaire Jean Zay de 1936. Mais la Ligue des Droits de l'Homme jouit d'une telle complaisance de la part des autorités que jusqu'à présent tout lui était permis. La remise en cause de son action par le ministre de l'Intérieur et  par la Première ministre dernièrement annonce peut-être la fin prochaine de cette scandaleuse impunité en la matière.


Un aplomb révoltant

Enfin, il convient de relever l'aplomb révoltant dont fait preuve la LDH quand elle fait la leçon aux élus ou au Préfet. Elle, qui ne vit que grâce aux généreuses subventions des collectivités locales et de l'État. Ainsi, un peu à la façon d'un Jean-Luc Mélenchon, la Ligue des Droits de l'Homme estime que « la République, c'est elle ! » Considérant qu'elle incarne la conscience morale absolue et indépassable de la République, elle n'hésite pas à fustiger les autorités politiques qui n'iraient pas dans son sens. Pourtant, comme nous l'avons dit plus haut, son idée de la citoyenneté diffère sensiblement de celle de notre République actuelle. C'est pourquoi, elle n'a aucun droit à exiger des responsables publiques qu'ils se plient à ses exigences partisanes. Rappelons que son idéologie immigrationniste et sans-frontiériste demeure très minoritaire dans la population.



Le discret soutien de Gil Avérous

Autant, il est peu surprenant de découvrir que les mairies socialistes du département accordent des subventions à la LDH, autant cela l'est beaucoup plus quand les aides financières et matérielles sont accordées par un Gil Avérous officiellement de droite. En effet, le Maire de Châteauroux met gratuitement à la disposition de la LDH 36 des locaux pour recevoir les migrants. Rien de l'y oblige. Le prêt de locaux communaux à usage permanent à une association est à la discrétion du maire. Il n'y a pas d'obligation en la matière. Par ailleurs, le Président de Châteauroux Métropole a apporté le concours financier de la collectivité à plusieurs reprises pour le « Repas multiculturel des Droits de l'Homme » organisé chaque année par la Ligue. Là aussi, il s'agit d'un choix politique de sa part. Rien ne l'y a contraint. Enfin, en 2018, Gil Avérous a accueilli en grandes pompes l'exposition « 120 ans de la LDH » dans la mairie de Châteauroux. On peut le voir sur les photos de l'inauguration écouter religieusement le prêche de la très exaltée Ghislaine Millet. Pourquoi un tel choix ? Quelles sont les options philosophiques ou politiques que Gil Avérous partage avec cette officine d'extrême-gauche ?



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